02.05.2025

Administrative assistance and professional secrecy of lawyers: who has the final say?

👉 Le contribuable est rĂ©sident fiscal français, avocat exerçant en France et Ă©tant Ă©galement enregistrĂ© comme avocat UE/ AELE dans un registre cantonal en Suisse.
1ïžâƒŁ Dans un premier temps, la France demande l’entraide pĂ©nale Ă  la Suisse, entraide qui est accordĂ©e.
2ïžâƒŁ Dans un deuxiĂšme temps, la France demande l’assistance administrative Ă  la Suisse pour diffĂ©rents comptes en Suisse auprĂšs de quatre banques diffĂ©rentes.
3ïžâƒŁ Dans un troisiĂšme temps, les contribuables dĂ©posent une demande de rĂ©gularisation en France, mais refusent de communiquer divers dĂ©tails au fisc français.
4ïžâƒŁ Dans un quatriĂšme temps, le fisc français demande une nouvelle fois l’assistance administrative Ă  la Suisse, les contribuables refusant de lui donner certaines explications.

👉 Les contribuables (l’avocat et son conjoint) s’opposent Ă  l’assistance administrative en raison du secret professionnel. L’AFC valide l’assistance administrative. Concernant le secret professionnel, l’AFC indique que les documents venaient des banques et non de l’avocat lui-mĂȘme, de sorte que le secret professionnel ne pouvait ĂȘtre opposĂ©.

👉 Les juges fĂ©dĂ©raux constatent que la LAAF est silencieuse sur le sujet. L’avocat est considĂ©rĂ© comme personne concernĂ©e au sens de la LAAF. Il peut faire valoir ses droits. La CDI-F permet d’ailleurs de s’abstenir de transmettre des documents couverts par le secret professionnel. Le secret professionnel dĂ©passe le seul avocat et est d’intĂ©rĂȘt public. Les juges fĂ©dĂ©raux font encore rĂ©fĂ©rence Ă  la CEDH pour souligner cet intĂ©rĂȘt public. Les juges fĂ©dĂ©raux ordonnent que tous les noms indiquĂ©s sur les relevĂ©s du compte clients doivent ĂȘtre caviardĂ©s.

L’arrĂȘt est en français. Une publication ATF est prĂ©vue.

TF, arrĂȘt 2C_116/2023, du 2 mai 2025