Transfer pricing et substance dans le secteur financier
👉 La contribuable est un tiers gérant qui déploie aussi une activité de fund investment advisor pour un placement collectif de capitaux (PCC) de droit étranger. Des contrats Investment Advisory Agreements ont été signés entre la contribuable diverses entités y désignées comme Investment managers.
👉 Le fisc a contrĂ´lĂ© l’adĂ©quation de la rĂ©munĂ©ration de la contribuable pour les prestations fournies en rapport avec la gestion du PCC. Il est arrivĂ© Ă la conclusion que des management fees et des performance fees n’avaient pas Ă©tĂ© facturĂ©es. En effet, le fisc a mis Ă jour un système permettant la redistribution Ă des proches de montants encaissĂ©s par les Investments managers. Ces montants devaient ĂŞtre rĂ©intĂ©grĂ©s dans le bĂ©nĂ©fice de la contribuable. Le fisc a aussi constatĂ© que les Investment managers Ă©trangers n’avaient pas la substance requise pour leur rĂ´le d’Investment managers et se contentaient de faire du simple back office.
👉 Les juges fĂ©dĂ©raux valident les constatations des juges cantonaux, Ă savoir que les Investment managers Ă©trangers n’avaient pas la substance nĂ©cessaire pour remplir leur rĂ´le. Par consĂ©quent, la contribuable avait sous-estimĂ© son rĂ´le qui Ă©tait nettement plus Ă©tendu que celui d’Investment advisor, mais qu’il s’agit du rĂ©el Investment manager. Or, aucune facturation n’avait Ă©tĂ© effectuĂ©e en lien avec cette deuxième casquette.
L’arrĂŞt est en français. Il s’agit d’une affaire genevoise.
Tribunal fédéral, arrêt 9C_521/ 2025, du 17 décembre 2025