La procédure permet-elle de gagner?
👉 Le contribuable est avocat indĂ©pendant vivant dans un premier canton et travaillant dans le canton voisin. N’ayant pas rempli sa dĂ©claration dans les temps, il se fait taxer d’office. Le contribuable Ă©lève rĂ©clamation dans les dĂ©lais, puis complète sa rĂ©clamation en dĂ©posant sa dĂ©claration d’impĂ´t.
👉 Le fisc traite la rĂ©clamation, mais refuse une dĂ©duction particulière. Le dossier est transmis Ă la hiĂ©rarchie. La hiĂ©rarchie refuse de traiter la rĂ©clamation, indiquant que la rĂ©clamation n’Ă©tait pas rĂ©gulière. En effet, contre une taxation d’office, la rĂ©clamation doit prouver que la taxation d’office est manifestement inexacte et donc produire tous les moyens de preuves pour dĂ©terminer les Ă©lĂ©ments imposables. Or le contribuable a produit ces Ă©lĂ©ments hors dĂ©lai.
👉 Les juges cantonaux constatent que le contribuable n’a pas prouvĂ© dans sa rĂ©clamation (celle dĂ©posĂ©e dans le dĂ©lai) que la taxation d’office Ă©tait manifestement inexacte. Par consĂ©quent, la taxation d’office est entrĂ©e en force de chose dĂ©cidĂ©e.
👉 Les juges fĂ©dĂ©raux sortent du dossier un courrier du fisc. Ce courrier est une taxation qui « annule et remplace » la taxation d’office. Selon les juges fĂ©dĂ©raux, le fisc a donc estimĂ© que la rĂ©clamation Ă©tait valable. La hiĂ©rarchie du fisc ne peut pas remettre en cause les actes de ses subordonnĂ©s sans agir de mauvaise foi.
👉 Par conséquent, la hiérarchie du fisc a agi de mauvaise foi et le dossier doit être retourné au fisc pour décision sur la déduction litigieuse.
L’arrĂŞt est en français. Il s’agit d’une affaire vaudoise.
TF, arrĂŞt 9C_36/2025, du 1er juillet 2025