Quand on ne me permet pas de m’exprimer, on viole mon droit
👉 Les contribuables sont en contentieux avec le fisc. Le dossier est en main du taxateur qui ne rend aucune décision pendant plus de 18 mois. Les contribuables saisissent les juges cantonaux pour déni de justice. Les juges cantonaux reçoivent le dossier du fisc et déclarent le recours irrecevable.
👉 Les contribuables contestent cette irrecevabilitĂ© au motif que le jugement a Ă©tĂ© rendu sans qu’ils soient informĂ©s que le fisc avait dĂ©posĂ© son dossier auprès des juges cantonaux.
👉 Les juges fĂ©dĂ©raux constatent que le fisc a dĂ©posĂ© le dossier auprès des juges cantonaux quelques jours après la rĂ©ception du recours. Ils constatent Ă©galement que le fisc s’est aussi dĂ©terminĂ© sur le recours des contribuables, dĂ©termination qui contenait un bref Ă©tat de fait.
👉 Les juges fĂ©dĂ©raux retiennent que le fisc s’est dĂ©terminĂ© sur le recours, mais que les contribuables n’ont pas eu connaissance de cette dĂ©termination, n’ont pas pu prendre position sur celle-ci et que les juges cantonaux avaient rendu leur jugement sur la base de l’entier du dossier, y compris la dĂ©termination du fisc.
👉 Les juges fĂ©dĂ©raux concluent que le droit d’ĂŞtre entendu, garanti par la constitution, a Ă©tĂ© violĂ© par les juges cantonaux.
L’arrĂŞt est en français. Il s’agit d’une affaire vaudoise.
TF, arrĂŞt 9C_373/2025, du 3 novembre 2025